
Margaux Crinon est professeure agrégée, designer d’interaction et doctorante en design à l’Université de Strasbourg, au sein de l’UR 3402 ACCRA et du groupe de recherche « Cultures visuelles ». Sa recherche doctorale, dirigée par Vivien Philizot et Stefan Kristensen, porte sur les relations entre design, dispositifs techniques et vivant. Intitulée WWWired Wilderness, configurations médiatiques du sauvage, entre imaginaires et médiations technique : Étude de la perception du sauvage au prisme des dispositifs techniques de médiation, sa thèse interroge la manière dont les technologies et les médias organisent notre rencontre avec la faune sauvage et construisent nos représentations de l’altérité animale. Margaux Crinon développe parallèlement une pratique de design exploratoire au sein de l’atelier Labo•mg, qu’elle a cofondé avec le designer Geoffrey Dorne. Leurs projets associent design graphique, numérique, environnement et biodiversité, avec l’ambition de favoriser de nouvelles relations entre humains et milieux vivants par la médiation et la connaissance. Elle enseigne également au Master Design & Environnements numériques de l’Université de Strasbourg.
Réseaux sociaux
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/margaux-crinon-0894b0229/
Instagram : https://www.instagram.com/labo.mg/
Etre chercheur, ça amène à côtoyer énormément de visuels, tous plus perturbants les uns que les autres. Mon travail consiste à en remonter le fil et à poser des questions.
Sa contribution
Le DN MADE et après – 7/02/2024 et 11/12/2024
Sujet : Présentation du parcours de formation et de la thèse
Après un bac STI arts appliqués, un BTS communication visuelle et un DSAA créateur-concepteur à Illkirch, Margaux enseigne pendant dix ans le design d’interface et numérique à l’école de Villefontaine, tout en menant des projets de médiation culturelle à la croisée du design et des sciences de la nature. Elle est actuellement doctorante à Strasbourg au sein du laboratoire ACCRA, groupe Cultures visuelles, codirigée par quatre chercheurs.
Ce goéland filmé en train de regarder son propre reflet dans une caméra de surveillance dit déjà l’essentiel : nos interfaces numériques (réseaux sociaux, pièges photographiques, balises GPS) ne se contentent pas de capter le sauvage, elles le façonnent. C’est cette question qu’elle explore dans sa thèse, à partir d’un concept qu’elle a développé, la « médiadéquation » ou la manière dont certaines espèces deviennent visibles, ou restent invisibles, selon que leurs caractéristiques biologiques et comportementales rencontrent les affordances d’un dispositif médiatique donné. Un recensement des hashtags et emojis animaliers sur Instagram lui a permis d’en observer les premiers effets. Elle poursuit cette recherche tout en enseignant à mi-temps (statut ATER) et en gardant une pratique de terrain, au plus près des animaux qu’elle étudie.
Replay du 7/02 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v12688a5b08dfjmsxlqr/
Replay du 11/12 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v1268c6335af91lue2x6/
| le DN MADE et après | grande thématique | date |
|---|---|---|
| Présentation du parcours de formation et de la thèse | Recherche, création et innovation en design | 07/02/2024 et 11/12/2024 |
| titres & spécialités | thèse | soutenue EN |
|---|---|---|
| Agrégée Designer d’interaction Doctorante en design à l’Université de Strasbourg | WWWired Wilderness, configurations médiatiques du sauvage, entre imaginaires et médiations technique | En cours |