
François Allard-Huver est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO Angers) et chercheur spécialisé dans les enjeux contemporains de la communication. Diplômé du CELSA et docteur en sciences de l’information et de la communication de l’Université Paris-Sorbonne, il a également été chercheur invité à l’Annenberg School for Communication (University of Pennsylvania). Ses recherches s’intéressent notamment aux controverses scientifiques, environnementales et sanitaires, aux risques, à l’alimentation, à la désinformation et aux enjeux de transparence dans les organisations. Il étudie la manière dont ces questions se construisent dans l’espace public et sont médiatisées, ainsi que leurs conséquences sur les citoyens, les institutions et les entreprises. Membre du Centre de recherche Humanités et Sociétés de l’Université catholique de l’Ouest, il est également Vice-Président scientifique de l’Académie des controverses et de la communication sensible. Son travail contribue à mieux comprendre les transformations de la communication à l’ère numérique et face aux transitions écologiques.
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La RSE n’est plus un choix mais une nécessité : elle est le ciment qui lie l’éthique à la survie des organisations, transformant chaque engagement en un acte de confiance – ou de trahison – aux yeux d’un public désormais expert en discernement.
Sa contribution
Jeudis de la recherche – Jeudi 15/05/2025
Sujet : Valorisation et stratégies de communication
François Allard-Huver introduit une réflexion sur la communication et la valorisation de projets soutenables dans les métiers d’art et de design, en insistant sur l’importance de la Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE). Il souligne que la RSE, initialement perçue comme une intégration volontaire des enjeux sociaux et environnementaux, est désormais une obligation morale et stratégique pour les organisations. Les consommateurs, de plus en plus sensibles à ces questions (85 % en tiennent compte dans leurs choix), exigent transparence et preuves, tout en restant méfiants face aux promesses environnementales, en raison du greenwashing. Dans les métiers d’art et de design, la RSE ne se limite pas à l’environnement : elle inclut aussi la qualité de vie au travail, l’inclusion, et l’ancrage local. Les labels (ISO 26000, B Corp, EPV, Origine France Garantie) jouent un rôle clé pour crédibiliser les engagements. Ils structurent les processus internes (amélioration des pratiques, gouvernance) et renforcent la marque employeur, tout en offrant une différenciation concurrentielle. Cependant, leur obtention a un coût et nécessite un accompagnement. François Allard-Huver illustre ces enjeux avec l’étude de cas du Palais de Tokyo, un musée parisien hybride qui a développé une permaculture institutionnelle. Cette approche intègre des actions concrètes (réduction des déchets, accessibilité, égalité de genre) et une stratégie de financement innovante (cercles Art & Écologie et Art & Société). Malgré ces avancées, le Palais de Tokyo a dû surmonter une dissonance entre sa communication web (axée RSE) et ses réseaux sociaux (peu engagés), révélant une forme de “green hushing” (peur de communiquer sur ses actions par crainte d’être accusé de greenwashing).
Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v126af0c2d6b003v3to8/
| Jdr | grande thématique | date |
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| Valorisation et stratégies de communication | Arts vivants, société et territoires | 15/05/2025 |
| titre & spécialité | thèse | soutenue le |
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| MCF en Sciences de l’information et de la communication | La question de la »transparence » dans l’évaluation du risque : l’Affaire Séralini | 14/09/2015 |