
Éléonore Sas est doctorante au laboratoire LIENSs (La Rochelle Université – CNRS), sous la direction de Nicolas Becu, où elle a débuté sa thèse en 2022. Sa recherche porte sur les effets d’un jeu sérieux sur le rapport à la nature des joueurs, à travers l’étude du jeu de société sérieux Mon lopin de mer. Elle a conçu une méthode d’évaluation interdisciplinaire pour analyser comment les mécaniques, formes et langage du jeu influencent la manière dont les joueurs explorent et déconstruisent leur rapport occidental moderne au vivant. Designer d’expérience diplômée de l’UTC (Université de Technologie de Compiègne), Éléonore s’intéresse à la place du vivant dans les pratiques de conception. Elle est membre active du collectif Zoepolis, qui œuvre à ouvrir le design à l’ensemble des vivants. Son parcours pluridisciplinaire — littérature, UX design, gestion de l’information, jeux sérieux, recherche en design — nourrit une approche du design attentive aux zones de croisement entre disciplines. Elle tient également un blog de vulgarisation sur Medium depuis 2021.
Réseaux sociaux
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/eleonore-sas-design-vivants/
Blog Medium : https://medium.com/@eleonore-sas
En tant que concepteurs, on a un rôle social à jouer du fait que notre façon de penser la nature vient s’inscrire malgré nous dans ce que l’on conçoit […] Et cet artefact que l’on a conçu, va alors avoir un impact sur la façon de penser la nature de la société. Donc on a vraiment un rôle à jouer.
Ses contributions
Jeudis de la recherche – Février 2025
Sujet : Interview de doctorante
Issue d’un parcours interdisciplinaire Éléonore Sas, doctorante en géographie humaine et design à La Rochelle Université, explore comment les jeux sérieux peuvent déconstruire les rapports occidentaux à la nature, souvent marqués par l’anthropocentrisme. Son parcours éclectique – de la littérature à la gestion de l’information, puis au design d’expérience (UTC), aux jeux sérieux et à la recherche en design – l’a conduite à rejoindre le collectif Zoepolis, qui promeut un design inclusif pour tous les vivants. Sa recherche évalue d’abord Mon Lopin de Mer, un jeu de société sérieux coopératif où les joueurs co-conçoivent un socio-écosystème côtier.
Le problème identifié : malgré son intention de transformer le rapport à la nature des joueurs, le jeu renforce certains de leurs biais culturels (nature-ressource, domination humaine) via des éléments de sa conception : par exemple, parmi les actions disponibles, seuls les humains peuvent interragir avec tous les éléments du jeux alors que les non-humains sont restreints à leurs seuls chaines alimentaires. Plutôt que d’accompagner les joueurs dans la déconstruction de leur rapport à la nature occidental moderne, le jeu renforce cette vision du monde. Éléonore réoriente alors sa thèse vers la reconception du jeu, en manipulant des « effets de design » (contraintes narratives, formelles ou mécaniques) pour révéler, questionner ces schémas et améliorer le jeu.
Le design est envisagé comme levier de transformation : les artefacts (jeux, médias) façonnent les imaginaires. Exemple : les films Disney montrent une nature de plus en plus appauvrie, influençant les perceptions. Son travail, à l’intersection du design, des humanités environnementales et des jeux sérieux, souligne la nécessité de dépasser les silos disciplinaires pour aborder la crise écologique.
Prototype en cours : la version révisée du jeu, testée en 2026, vise à favoriser une cohabitation alternative avec le vivant.
Éléonore prépare une publication sur ses résultats et envisage une carrière académique, tout en participant à des conférences internationales (Nouvelle-Zélande, La Réunion, Allemagne)
Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v126ad93856611h98kvx/
Le DN MADE et après – 7 février et 11 décembre 2024
Sujet : Présentation du parcours de formation et de la thèse en design
Parcours hétéroclite : CPGE littéraire option Histoire de l’art, DUT Bibliothèque parcours Musée/Design, Mastère en Gestion de l’information… puis un master UX Design non convaincant avant un second master choisi à l’UTC en design d’expérience, où elle enseigne aujourd’hui. Sa curiosité pluridisciplinaire et son goût pour la réflexion approfondie la pousse vers un doctorat en design et en géographie humaine (à La Rochelle, financé trois ans par la région Nouvelle-Aquitaine), sur le rapport humain à la nature à travers un jeu sérieux existant, Mon lopin de mer. Elle y découvre que le jeu, conçu par des concepteurs n’ayant eux-mêmes pas travaillés sur leur propre rapport à la nature, renforce plutôt qu’il ne déconstruit les représentations dominantes — ce qui la conduit à concevoir et tester de nouvelles versions du jeu. En parallèle, elle multiplie interventions, conférences internationales et collabore avec le collectif Zoepolis. Elle conseille aux étudiants hésitants de tester un stage en recherche avant de se lancer, pour vérifier que le rythme et le rapport au sujet leur conviennent.
Replay 7/02 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v12688a5b08dfjmsxlqr/
Replay 11/12 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v1268c63354f126f2jxs/
| Le DN MADE et après | grande thématique | date |
|---|---|---|
| Présentation du parcours de formation et de la thèse en design graphique | Recherche, création et innovation en design | 07/02/2024 11/12/2024 |
| Jdr | grande thématique | date |
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| Interview de doctorante | Recherche, création et innovation en design | Février 2025 |
| titres & spécialités | thèse | statut |
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| Doctorante à La Rochelle Université – CNRS UMR 7266 LIttoral ENvironnement et Sociétés Membre du collectif de designers centrés vivants Zoepolis | Déconstruire le rapport des humains occidentaux à la nature à travers un jeu sérieux. | En cours |