fiche individuelle
Camille Mançon

Camille Mançon est designer, enseignante et doctorante en Arts et Sciences de l’art, spécialité Design, Arts, Médias, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au sein de l’Institut ACTE. Sa formation débute par un BTS Design d’espace, avant une Licence puis un Master en Design, Arts, Médias à Paris 1. Elle poursuit aujourd’hui une recherche doctorale dirigée par Catherine Chomarat-Ruiz, consacrée aux relations entre anthropologie et design. Son travail interroge notamment la manière dont le design peut contribuer à revitaliser des territoires en déshérence, en s’appuyant sur l’enquête anthropologique, l’observation et la participation. Elle cherche à développer des démarches de projet situées, attentives aux contextes sociaux, territoriaux et culturels, et questionne la posture du designer afin d’éviter une approche descendante ou « de designer sauveur ». Sa méthodologie associe lectures, entretiens, observation participante et expérimentation par le projet.

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LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/camille-mancon-688325183/

 

Plus ça avance et plus on est dans un entonnoir, plus on va arriver à préciser notre intention de projet.

Sa contribution

Le DN MADE et après – 11/12/2024

Sujet : Présentation du parcours de formation et de la thèse

Après un bac ES, un BTS design d’espace à Orléans, puis une licence Design Art Media à Paris 1, Camille découvre en L3 le métier d’enseignant-chercheur et poursuit en master Recherche en design puis en thèse, actuellement en 7ᵉ (et dernière) année, sans aucun financement institutionnel. Elle s’autofinance grâce à l’enseignement et le travail en institutions muséales et interroge dans sa thèse ce que l’anthropologie peut apporter au design, avec une orientation territoriale et écologique. Elle décrit avec beaucoup de franchise la précarité du statut de vacataire et l’importance cruciale d’une bonne communication avec son directeur de recherche.

Pour sa thèse, Camille part du constat que design et anthropologie partagent un objet commun essentiel : le territoire et ses usagers. Pour elle, un designer ne peut concevoir efficacement sans se rendre sur place, observer et échanger avec les personnes concernées, faute de quoi le projet risque d’être décontextualisé et inefficace — un écueil fréquent lié à la pression du temps chez les designers. Elle établit ensuite un parallèle structurel entre les deux disciplines, en trois « étages » : l’ethnographie (collecte exhaustive d’informations sur le terrain), comparable à la phase d’analyse en design ; l’ethnologie (interprétation, mise en sens, dégagement d’axes), comparable à la phase de recherche-développement en design ; et enfin l’anthropologie au sens large, qui généralise à partir de cas particuliers pour produire des théories universelles – un mouvement que la recherche en design tente elle aussi d’opérer depuis une quinzaine d’années, en développant un regard réflexif et parfois critique sur sa propre pratique. Sa thèse vise ainsi à explorer comment la jonction entre anthropologie et design peut agir à la fois sur le plan social et sur le plan écologique, deux dimensions qu’elle juge indissociables mais encore peu théorisées.

Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v1268c633564e0ipws4t/

LE DN MADE et aprèsgrande thématiquedate
Présentation du parcours de formation et de la thèseRecherche, création et innovation en design11/12/2024
titre & spécialitéthèseSOUTENUE EN
Doctorante et enseignante en designL’anthropologie au service du design territorialEn cours