
Aurélie Michel est enseignante-chercheuse en Arts plastiques, rattachée au Centre de Recherches sur les Médiations (CREM) à l’Université de Lorraine. Formée en Design à l’ENSAD de Reims puis en Licence et Master Arts Plastiques à l’Université de Lorraine, elle codirige depuis 2015 le Master 2 « Arts de l’exposition et scénographie(s) ». Ses recherches portent sur les processus d’appropriation, par la création artistique, des mécanismes biologiques et, en particulier sur la botanique, la zoologie et la physiologie – qui nourrissent depuis plusieurs années son travail sur le vivant comme source d’inspiration mêlant arts appliqués et arts plastiques. Elle a notamment contribué au projet de recherche « Écrire les plantes » (2020-2022). Elle est également co-porteuse du projet MSH Lorraine “Paysage(s) de l’étrange” qui s’étend de 2016 à 2023. Sa pratique artistique personnelle se concentre sur le dessin et la photographie, avec des supports singuliers comme les feuilles d’arbre ou les coquilles d’huîtres. Elle a également assuré plusieurs commissariats pédagogiques, avec des expositions réalisées au jardin botanique de Metz, à la bibliothèque universitaire du Saulcy, ou encore à la Société Française d’Ethnopharmacologie.
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La nature n’est pas seulement un modèle mais elle une sorte de co-créatrice. Elle ne va plus seulement servir de représentation mais elle va servir de matériau de création en soi.
Sa contribution
Les webinaires DN MADE – Mercredi 12/11/2025
Sujet : Le vivant comme source d’inspiration du vêtement et de l’accessoire
Aurélie Michel propose une exploration du vivant comme source d’inspiration dans la création de vêtements, bijoux et accessoires, en s’appuyant sur des définitions scientifiques (notamment celle du biologiste Gilles Boeuf) et sur le concept d’histoire naturelle. Elle distingue trois grandes manières d’utiliser le vivant : comme forme (imitation des formes naturelles), comme matière (biofabrication, matériaux issus du vivant) et comme concept (transposition de mécanismes naturels). Le parcours historique commence avec René Lalique et l’Art nouveau, où le bijou hybride la figure féminine et l’insecte (technique de l’émail plique-à-jour). Elle évoque ensuite Salvador Dali, ses bijoux-sculptures créés avec Fulco di Verdura, puis l’artiste Meret Oppenheim, questionnant la limite entre objet usuel et sculpture. Une large partie est consacrée à Patrick Veillet, créateur de « parures exomorphes » inspirées des exosquelettes d’insectes, collaborateur d’Alexander McQueen et Thierry Mugler. Thierry Mugler est présenté à travers ses collections « Insectes » et « Méduses », utilisant des matériaux synthétiques pour évoquer le vivant. Alexander McQueen illustre un usage plus brut du vivant (coquillages, animaux naturalisés), notamment dans sa collection Voss. Enfin, Neri Oxman incarne l’approche biomimétique contemporaine, mêlant biologie et fabrication numérique (impression 3D à base de chitine, vêtements biofonctionnels pour l’exploration spatiale).
La conclusion souligne que créer à partir du vivant relève d’une co-création : la nature n’est plus seulement modèle de représentation, mais devient matériau et partenaire de création.
Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v126b14589724u5ricgp/
| webinaire DN MADE | grande thématique | date |
|---|---|---|
| Le vivant comme source d’inspiration du vêtement et de l’accessoire | Écologie, vivant et transitions | 12/11/2025 |
| titre & spécialité | thèse | soutenue le |
|---|---|---|
| MCF en arts plastiques Université de Lorraine | Objets-environnements, des interfaces biomimétiques entre arts plastiques et design, en France, de 1993 à nos jours | 07/12/2012 |