
Alisa Zhiliaeva est doctorante en philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où elle mène des recherches consacrées à la scénographie, aux relations entre le théâtre et les arts plastiques. Son parcours international, enrichi par une solide expérience dans le monde de l’art et des musées, lui permet de croiser les approches de la philosophie et de l’histoire de l’art. En parallèle de ses travaux de recherche, elle collabore avec la Peggy Guggenheim Collection à Venise, l’un des principaux musées européens dédiés à l’art moderne. Polyglotte, elle évolue dans des environnements académiques et culturels internationaux (elle a notamment participé aux conférences de la GSA, de la IFTR, de la TaPRA) et s’intéresse à la fonction de la scénographie et à son passage dans les arts plastiques. Elle intervient régulièrement lors de séminaires consacrés à la recherche en design, où elle partage ses travaux avec les étudiants et la communauté scientifique. Son approche repose sur une ouverture interdisciplinaire, faisant dialoguer pratique créative et recherche.
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La recherche n’est jamais neutre. Elle située, contrôlée et potentiellement menacée, ce qui impose aux chercheurs une vigilance accrue.
Ses contributions
Jeudis de la recherche – Jeudi 5/02/2026
Sujet : Design, responsabilité sociale et pensée critique
Alisa Zhiliaeva aborde les enjeux de la recherche interdisciplinaire et sa responsabilité sociale à travers trois niveaux : individuel, institutionnel et étatique.
Elle introduit le concept d’ »écran » comme métaphore de la distanciation entre une œuvre et son public, illustré par des exemples concrets. Un lit royal du XVIIIe siècle, exposé au musée de Charlottenburg, symbolise cette séparation : bien que conçu pour un usage cérémoniel, il est aujourd’hui protégé par une interdiction de contact (« Ne vous asseyez pas sur le lit »), renforçant son statut d’œuvre d’art intouchable. Cet écran crée une tension entre attraction et refus, garantissant à la fois la préservation de l’objet et une forme de désir chez le visiteur frustré. Elle étend cette réflexion à d’autres œuvres contemporaines, comme « Circle of Branches » de Meg Webster, où l’interdiction de toucher brise l’illusion d’un contact intime avec l’art, ou « The Violet Revs » de Nicole Wermers, où l’illisibilité de contexte théorique réduit l’œuvre à sa dimension purement matérielle.
Alisa explore ensuite les défis de l’interdisciplinarité dans le milieu académique, où les chercheurs doivent adapter leur discours selon les disciplines pour obtenir des financements ou une légitimité. Elle évoque les obstacles politiques, notamment aux États-Unis, où une liste de 350 mots interdits (comme « climat », « femmes », ou « trauma ») contraint les chercheurs à modifier leur vocabulaire ou leurs sujets pour éviter la censure (https://pen.org/banned-words-list/). Elle raconte comment des chercheurs français ont dû effacer leurs données et utiliser des ordinateurs vierges pour traverser la frontière américaine pour éviter le risque d’extradition, illustrant comment la recherche, même anodine, peut être perçue comme subversive. En conclusion, elle insiste sur la responsabilité des chercheurs : choisir un sujet de recherche est un acte politique, et l’interdisciplinarité exige une réflexion constante sur les valeurs et les enjeux de pouvoir.
Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v126d3254a767awswmot/
Le DN MADE et après – 07/02/2024 & 11/12/2024
Sujet : Présentation du parcours de formation et de la thèse en design graphique
Parcours atypique entre histoire à l’Université de Moscou (avec un rêve d’archéologie sous-marine), histoire de l’art à Paris 1 et un Erasmus à Venise où elle découvre la scénographie. Doctorante en philosophie (études hégéliennes et esthétique) à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, également affiliée à l’université de Munich en études théâtrales, elle est en 4ᵉ année d’un projet pluridisciplinaire à la croisée de la philosophie, de l’histoire de l’art et des études théâtrales. Son travail compare des scénographes contemporaines pour interroger le rôle actif — et non plus seulement « muet » — de la scénographie dans la narration. Financée de façon irrégulière (bourses ponctuelles : bourse Walter-Zellidja de l’Académie française, DAAD, Ciera), elle insiste sur la nécessité d’entretenir une relation de confiance durable avec ses directeurs de recherche pour assurer la continuité de la recherche.
Replay du 7/02 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v12688a5b08dfjmsxlqr/
Replay du 11/12 : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v1268c633564e0ipws4t/
| LE DN MADE et après | grande thématique | date |
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| Présentation du parcours de formation et de la thèse en design graphique | Recherche, création et innovation en design | 07/02/2024 11/12/2024 |
| Jdr | grande thématique | date |
|---|---|---|
| Design, responsabilité sociale et pensée critique | Arts vivants, société et territoires | 05/02/2026 |
| titre & spécialité | tRAVAUX | SOUTENUE EN |
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| Doctorante en philosophie | Scénographie : entre le théâtre et l’art contemporain | En cours |