fiche individuelle
Adrien Saint-Sardos

Adrien Saint-Sardos, Ingénieur-chercheur de l’ESPCI Paris, a obtenu son doctorat à l’Institut Pasteur et au laboratoire d’hydrodynamique de l’Ecole Polytechnique en 2019. Pendant 4 ans dans l’équipe Ceebios, il est chargé de missions de conseil aux entreprises sur le thème des matériaux, et s’intéresse aux outils de fouille de la donnée biologique pour faciliter les démarches en biomimétisme. D’un naturel curieux, il s’épanouit à faire ressortir des informations quantitatives à partir de données touffues, et n’hésite pas pour cela à faire appel à la Data Science. Son goût pour la communication lui fait prendre plaisir à consulter la littérature scientifique, et à traduire les avancées du monde académique pour le plus grand nombre. A travers les problématiques de biomimétisme, il voit une opportunité de participer à la transition écologique de la recherche et de l’innovation des entreprises de demain.

Réseaux sociaux

LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/adrien-saint-sardos-2ab777199/



Sa contribution

Jeudis de la recherche – Jeudi 13/03/2025

Sujet : Nouveaux matériaux, innovations écologiques et technologiques

Le biomimétisme est une démarche de créativité qui consiste à s’inspirer du vivant pour concevoir des solutions innovantes dans des domaines variés tels que l’ingénierie, l’architecture, le design ou les matériaux. Cette approche repose sur un constat : après 3,8 milliards d’années d’évolution, les organismes vivants ont développé une immense diversité de stratégies pour répondre efficacement aux contraintes de leur environnement. Plusieurs exemples illustrent cette richesse. La feuille de lotus possède une surface hydrophobe qui reste propre sans produits chimiques. La coquille de l’ormeau combine légèreté et grande résistance mécanique. Certaines éponges marines fabriquent des structures de verre à basse température, bien plus efficacement que les procédés industriels. Les ailes de la coccinelle inspirent des systèmes de déploiement rapide, tandis que le lierre ou le gecko démontrent des stratégies d’adhérence performantes. Le vivant se distingue également par l’utilisation d’un nombre limité d’éléments chimiques (principalement carbone, hydrogène, oxygène et azote) et de quelques grandes familles de matériaux comme les protéines, les sucres ou les lipides. La diversité des propriétés provient surtout de l’organisation hiérarchique de ces matériaux à différentes échelles, comme dans la cuticule du homard ou le bambou. Le biomimétisme ne se limite pas aux matériaux. Il inspire aussi des matériaux auto-réparants, des structures capables de réagir à leur environnement, ainsi qu’une conception systémique intégrant les flux de matière, d’énergie et les interactions entre acteurs. Enfin, cette démarche nécessite une collaboration entre biologistes, ingénieurs, designers et spécialistes d’autres disciplines. Les outils numériques, notamment l’intelligence artificielle, facilitent aujourd’hui l’identification de solutions bio-inspirées et renforcent le potentiel d’innovation durable.

Replay : https://mediacenter.univ-fcomte.fr/permalink/v126ae4b8bc0fqypw6zu/

Jdrgrande thématiquedate
Nouveaux matériaux, innovations écologiques et technologiquesÉcologie, vivant et transitions13/03/2025
titre & spécialitéthèsesoutenue le
PhD en Physique – PolytechnicienMicrofluidique pour la mesure de bio-molecules secretées04/12/2019